Sunday, August 1, 2021
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Vingt-trois pays ont des laboratoires qui abritent les virus les plus mortels – seul le quart obtient une be aware de sécurité élevée


Le coronavirus SARS-CoV-2 est-il le résultat d’une recherche à haut risque qui a mal tourné ? Quelle que soit la réponse, le risque de pandémies futures points de la recherche sur des brokers pathogènes dangereux est réel.

L’élément central de cette dialogue sur les fuites en laboratoire est l’Institut de virologie de Wuhan, niché dans la banlieue vallonnée de la ville de Wuhan, en Chine. Il s’agit de l’un des 59 laboratoires de niveau de confinement maximal en activité, en building ou prévus dans le monde.

Connus sous le nom de laboratoires de niveau de biosécurité 4, ils sont conçus et construits pour que les chercheurs puissent travailler en toute sécurité avec les brokers pathogènes les plus dangereux de la planète, ceux qui peuvent provoquer des maladies graves et pour lesquels il n’existe ni traitement ni vaccin. Les chercheurs doivent porter des combinaisons pressurisées couvrant tout le corps et équipées d’une entrée d’oxygène indépendante.

Les laboratoires de niveau de biosécurité 4 sont répartis dans 23 pays. La plus grande focus se trouve en Europe, avec 25 laboratoires. L’Amérique du Nord et l’Asie sont à peu près à égalité, avec respectivement 14 et 13 laboratoires. L’Australie en compte quatre et l’Afrique trois. Comme l’Institut de virologie de Wuhan, les trois quarts des laboratoires de niveau de biosécurité 4 se trouvent dans des centres urbains.

Emplacement des laboratoires de niveau de biosécurité 4.
globalbiolabs.org/map, Writer offered

Avec ses 3 000 m2 de superficie, le Wuhan Institute of Virology est le plus grand laboratoire de niveau de biosécurité 4 au monde, mais il sera bientôt dépassé par le Nationwide Bio and Agro-Protection Facility de l’Université d’État du Kansas, aux États-Unis. Lorsqu’il sera terminé, il disposera de plus de 4 000 m2 de laboratoires de niveau de biosécurité 4.

La plupart des autres laboratoires sont nettement plus petits, la moitié des 44 laboratoires pour lesquels des données sont disponibles font moins de 200 m2, soit moins de la moitié de la taille d’un terrain de basket-ball professionnel ou environ les trois quarts de la taille d’un court docket de tennis.

Environ 60 % des laboratoires de niveau de biosécurité 4 sont des establishments de santé publique gérées par le gouvernement, tandis que 20 % sont gérés par des universités et 20 % par des agences de biodéfense. Ces laboratoires sont utilisés soit pour diagnostiquer des infections par des brokers pathogènes hautement mortels et transmissibles, soit pour mener des recherches sur ces brokers pathogènes afin d’améliorer notre compréhension scientifique de leur fonctionnement et de développer de nouveaux médicaments, vaccins et assessments de dépistage.

Mais ces laboratoires sont loin d’être tous bien notés en matière de biosûreté et de biosécurité. Le International Well being Safety Index, qui évalue si les pays disposent d’une législation, de réglementations, d’organismes de surveillance, de politiques et de formations en matière de biosécurité et de sûreté biologique, est un indice révélateur. Dirigé par la Nuclear Menace Initiative, située aux États-Unis, l’indice montre qu’un quart seulement des pays disposant de laboratoires de niveau de biosécurité 4 ont obtenu une be aware élevée en matière de biosécurité et de biosûreté. Cela laisse supposer que les pays ont une grande marge de development pour développer des systèmes complets de gestion des risques biologiques.

Photo du laboratoire de microbiologie de Winnipeg
Le Laboratoire nationwide de microbiologie de Winnipeg, au Canada, abrite l’un des 59 laboratoires de niveau de biosécurité 4 dans le monde.
LA PRESSE CANADIENNE/John Woods

L’adhésion au Groupe worldwide d’consultants des régulateurs de la biosécurité et de la sûreté biologique, où les autorités réglementaires nationales partagent les meilleures pratiques dans ce domaine, est un autre indicateur des pratiques nationales en matière de biosécurité et de biosûreté. Seuls 40 % des pays disposant de laboratoires de niveau de sécurité biologique 4 sont membres du discussion board : Australie, Canada, France, Allemagne, Japon, Singapour, Suisse, Royaume-Uni et États-Unis. Et aucun laboratoire n’a encore adhéré au système volontaire de gestion des risques biologiques (ISO 35001), introduit en 2019, pour établir des processus de gestion visant à réduire les risques de biosécurité et de biosûreté.

La grande majorité des pays disposant de laboratoires de confinement maximal ne réglementent pas la recherche à double utilization, qui fait référence aux expériences menées à des fins pacifiques, mais pouvant être adaptées pour causer des dommages ; ou la recherche à acquire de fonction, qui vise à augmenter la capacité d’un agent pathogène à causer des maladies.




Learn extra:
Origines du SARS-CoV-2 : le virus est-il le produit d’un « acquire de fonction » ?


Trois des 23 pays disposant de laboratoires de niveau de biosécurité 4 (Australie, Canada et États-Unis) ont des politiques nationales de surveillance de la recherche à double utilization. Au moins trois autres pays (l’Allemagne, la Suisse et le Royaume-Uni) disposent d’une certaine forme de surveillance de la recherche à double utilization, où, par exemple, les organismes de financement exigent de leurs bénéficiaires de subventions qu’ils examinent leurs recherches pour en déterminer les implications à double utilization.

Augmentation de la demande

Il n’en reste pas moins qu’une grande partie de la recherche scientifique sur les coronavirus est menée dans des pays qui ne contrôlent pas la recherche à double utilization ou les expériences de acquire de fonction. Cette scenario est d’autant plus préoccupante que la recherche par acquire de fonction sur les coronavirus est vulnerable d’augmenter. Les scientifiques cherchent à mieux comprendre ces virus et à identifier ceux qui présentent un risque plus élevé de zoonose, c’est-à-dire de passer de l’animal à l’homme ou de devenir transmissibles entre humains. On s’attend également à ce que davantage de pays cherchent à se doter de laboratoires de niveau de biosécurité 4 à la suite de la pandémie actuelle, afin de se préparer aux prochaines pandémies.

Si la pandémie de Covid-19 nous a rappelé brutalement les risques posés par les maladies infectieuses et l’significance de la recherche biomédicale pour sauver des vies, nous devons garder à l’esprit que cette recherche peut comporter ses propres risques. Une science rigoureuse et des politiques robustes peuvent toutefois limiter ces risques et permettre à l’humanité de récolter les fruits de ces recherches.



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